L’opérateur historique brésilien Oi est engagé dans une procédure de faillite judiciaire. Il cède ses principaux actifs de téléphonie fixe via une vente aux enchères judiciaire afin d’alléger sa dette, tout en restant confronté à une grave crise de trésorerie. Le 7ᵉ tribunal commercial de Rio de Janeiro a prononcé la faillite d’Oi en novembre 2025 ; l’entreprise a formé un recours contre ce jugement. Auparavant, Oi avait réalisé plusieurs restructurations de dette et cédé des actifs mobiles, fibre et tours pour récupérer des liquidités.
La vente aux enchères judiciaire s’est conclue en avril 2026 et le contrat formel a été signé en juillet. Oi a vendu son Unité de Production Indépendante (UPI) de téléphonie fixe à Método Telecomunicações pour 60,1 millions de reais brésiliens (environ 11,6 millions de dollars américains) en numéraire. Le périmètre comprend les services de téléphonie fixe commutée, les infrastructures de tours et câbles, la base d’abonnés, les contrats avec les salariés et fournisseurs. Método reprendra l’exploitation des numéros d’urgence publics 190, 192, 193 ainsi que la maintenance des téléphones publics. Sur les territoires où Oi était le seul opérateur, l’acquéreur doit maintenir les services de voix fixe jusqu’en décembre 2028. L’opération est soumise à l’approbation du régulateur des télécommunications Anatel et de l’autorité de concurrence CADE.
Oi a émis des avertissements de risque à ses actionnaires, estimant que ses réserves de trésorerie pourraient s’épuiser au 1ᵉʳ août 2026, ce qui risque d’entraîner l’interruption des services de télécommunications de base. Pour le secteur des SMS A2P, Oi fait partie des cinq grands opérateurs mobiles brésiliens. L’incertitude sur sa continuité d’exploitation impacte les agrégateurs de SMS qui dépendent de son réseau, avec des incertitudes sur la stabilité des canaux et les politiques de gros.
