L’investisseur français spécialisé dans les télécommunications Xavier Niel, par le biais de son véhicule familial Vega, rachète 16,21 % du capital de Vodafone au groupe émirati e& pour 5,9 milliards de dollars. Sous réserve des approbations réglementaires, il deviendra le premier actionnaire de Vodafone. L’opération annonce une nouvelle vague de consolidation et de réformes d’économies de coûts dans le secteur européen des télécoms.
Le prix de transaction s’établit à 112,5 pence par action, soit une prime de 15 % par rapport au cours avant l’annonce. Après la publication de l’information, l’action Vodafone a augmenté d’environ 13 %. e& avait acquis cette participation il y a quatre ans et se retire totalement de cet investissement. Les deux parties mettent fin à leur accord de coopération stratégique initial, et les représentants d’e& quittent le conseil d’administration de Vodafone. L’opération rapportera à e& un rendement net en espèces de 1,3 milliard de dollars.
Xavier Niel détient déjà des acteurs télécoms tels qu’Iliad, Salt, Eir et Millicom en Europe, aux États-Unis et en Amérique latine. Cette prise de participation étend davantage son empreinte télécom en Europe, en Afrique et en Amérique latine. Vodafone est en pleine restructuration, cédant progressivement ses actifs étrangers non stratégiques pour se concentrer sur ses zones d’activité prioritaires. Le marché s’attend à ce que, conformément au mode de gestion de l’investisseur, Vodafone mette en place d’importantes réductions de coûts et simplifie davantage sa structure opérationnelle.
Cette transaction illustre également une tendance industrielle : le capital des télécommunications se concentre progressivement entre les mains d’un petit nombre d’institutions d’investissement spécialisées. À l’avenir, Vodafone valorisera ses activités existantes tout en menant des opérations financières plus souples, comme des investissements minoritaires et des acquisitions ciblées.
