Le 25 avril 2025, l’Association thaïlandaise des télécommunications (TCC), associée à plusieurs opérateurs télécoms, a signé un protocole d’accord pour lancer officiellement la construction du projet de plateforme antifraude DE‑FENCE.
La cérémonie de signature était présidée par Prasert Jantararuangtong, vice-premier ministre et ministre de l’Économie et de la Société numériques, dans les locaux de la NBTC sur l’avenue Chaeng Watthana à Bangkok. Le projet est piloté par le ministère de l’Économie et de la Société numériques et associe 15 partenaires : opérateurs de télécommunications, la Commission nationale de radiodiffusion et des télécommunications (NBTC), services de police et établissements financiers. Son orientation correspond à la politique gouvernementale thaïlandaise contre les arnaques de call centers et les SMS frauduleux indésirables.
DE‑FENCE est une plateforme nationale de prévention contre la fraude, couvrant à la fois les appels frauduleux et les SMS à risque. Ses fonctions principales incluent l’envoi d’alertes de risque aux utilisateurs, le filtrage préliminaire des appels et messages suspects et la vérification des numéros entre organismes. Elle permet de croiser les données de risque avec la police, les banques et d’autres entités pour créer des canaux de partage de données antifraude entre secteur public et entreprises.
La version bêta de la plateforme a été mise à disposition du public le 1er mai 2025 ; les applications mobiles sont téléchargeables sur Google Play et l’App Store. Considérée comme une infrastructure essentielle contre la criminalité technologique, elle corrige les limites du blocage isolé réalisé par chaque opérateur grâce à l’échange d’informations et à la réponse coordonnée de plusieurs acteurs.
Pour le secteur des SMS A2P, DE‑FENCE est un système de gestion des risques collaboratif propre au secteur, indépendant de la réglementation de la NBTC. À terme, la plateforme compilera des listes noires de Sender‑ID à risque, de numéros non conformes et de liens d’hameçonnage. Les opérateurs et autorités de régulation pourront partager les informations sur les fraudes afin de renforcer la détection et le blocage du trafic A2P non conforme. Au-delà des obligations réglementaires comme l’enregistrement des Sender‑ID, la vérification des liens et la conformité PDPA sur la vie privée, les entreprises doivent surveiller le mécanisme de liste noire de cette plateforme pour éviter que leurs numéros ou identifiants d’expéditeur soient signalés comme entités à risque.
