Le SERNAC adresse une lettre officielle pour contrôler les infractions sur les plages de numéros 600‑809

Le 25 mai 2026, le service national de la consommation chilien SERNAC a envoyé une correspondance officielle au sous‑secrétariat aux télécommunications SUBTEL, mettant en œuvre une inspection conjointe inter‑organismes. L’enquête vise les dérives liées au mélange et au mauvais emploi des plages de numéros dédiées 600 et 809 au sein des services A2P. Cette affaire illustre le dispositif de coopération entre l’autorité des télécommunications et l’autorité de protection des consommateurs au Chili.

L’enquête du SERNAC met en évidence deux problèmes majeurs. D’une part, plusieurs opérateurs commerciaux ne respectent pas les consignes du SUBTEL sur la séparation des plages et acheminent des messages marketing sur la plage 600 prévue pour les notifications. D’autre part, certains opérateurs mobiles appliquent par défaut un filtrage sur la plage 809, ce qui bloque des communications marketing légitimes. Cela perturbe la réception des messages d’entreprises pour les utilisateurs ayant effectué une portabilité de numéro et touche aux questions de portabilité, de concurrence loyale et de protection des données personnelles.

Dans sa lettre, le SERNAC demande au SUBTEL de préciser si des investigations ont été ouvertes, si les conséquences juridiques ont été évaluées et si des mesures ont été prises à l’encontre des entreprises concernées. Après réception du retour du SUBTEL, le SERNAC décidera d’éventuelles procédures individuelles ou collectives de défense des consommateurs. En cas de manquement établi, les fournisseurs A2P et les opérateurs s’exposent à une double sanction : mesure administrative du SUBTEL au titre du droit des télécommunications, complétée par des amendes prévues par la loi sur la protection des consommateurs.

Ce contrôle concerne l’ensemble des agrégateurs A2P, fournisseurs de canaux de gros et opérateurs mobiles. Ils doivent séparer rigoureusement les flux de trafic de la plage 600 (notifications transactionnelles) et de la plage 809 (communications marketing). Le dispositif 600‑809 n’interdit pas les appels commerciaux ; son but est de rendre l’origine des messages identifiable, afin que les utilisateurs distinguent les alertes officielles des sollicitations publicitaires.