Le ministère de l’Économie du Chili et SERNAC (Service national du consommateur) ont déployé en mai 2019 la nouvelle version de la plate‑forme anti‑harcèlement publicitaire « No Molestar ». Elle centralise les demandes des consommateurs souhaitant refuser les SMS, appels vocaux et notifications marketing, fixe des délais impératifs et des sanctions pour les communications commerciales A2P et constitue le principal outil opérationnel chilien contre le spam marketing.
Règles contraignantes principales : après une demande d’opt‑out du consommateur, l’entreprise doit cesser l’envoi de SMS publicitaires, appels, courriels et messages WhatsApp dans un délai de 24 heures ouvrables. L’utilisateur peut bloquer par canal et révoquer sa demande à tout instant. La plate‑forme transmet automatiquement les demandes de blocage aux portails des entreprises, qui doivent renvoyer des accusés de traitement.
SERNAC peut mener des contrôles et engager des procédures judiciaires contre les contrevenants. L’amende peut aller jusqu’à 300 UTM (environ 14 millions de pesos chiliens) par consommateur lésé. Cette plate‑forme ne supprime pas l’obligation légale pour les entreprises de disposer de leurs propres solutions de désinscription conformément à la loi sur la protection des consommateurs. Les premières plaintes concernaient surtout les secteurs des télécoms, de la finance, des assurances et du commerce de détail ; Claro, Movistar et Entel ont reçu le plus grand nombre de demandes de blocage.
Le système est couplé aux règles sur les plages de numéros 600/809 de la SUBTEL. Tous les agrégateurs A2P et fournisseurs de services SP doivent se connecter à la liste noire « No Molestar » pour bloquer automatiquement les messages marketing vers les numéros inscrits. Les avis de recouvrement et autres messages transactionnels non publicitaires échappent aux règles de blocage de la plate‑forme.
