Règles de conformité des SMS marketing « Double Opt‑in » en Colombie

L’article 9 de la Loi 1581 de 2012 colombienne établit le principe du « consentement vérifiable ». Le traitement des données à caractère personnel est subordonné au consentement préalable, exprès, éclairé et traçable de la personne concernée ; le consentement tacite n’a aucune valeur juridique. Le Guide pratique sur la protection des données à caractère personnel de la SIC ainsi que la Circulaire conjointe n°001 de 2025 publiée conjointement par le MinTIC et la SIC ont ensuite précisé les modalités de mise en œuvre : pour les SMS marketing, une seconde validation par code de vérification est requise afin de confirmer la propriété du numéro de téléphone, procédure connue du secteur sous le nom de Double Opt‑in.

Le 12 mars 2026, la Résolution SIC‑2026‑1123 (affaire ayant entraîné une lourde sanction contre un fournisseur de communications cloud transfrontalier) a officialisé cette norme opérationnelle par voie de décision administrative : tout SMS marketing expédié sans validation secondaire par code de vérification est considéré comme un envoi illicite. Cette décision a force contraignante administrative pour l’ensemble des fournisseurs de services A2P et des intégrateurs locaux PCA/informatiques. Les mêmes règles de consentement s’appliquent aux appels vocaux marketing sortants.

Sur le plan opérationnel, une procédure complète de Double Opt‑in comporte deux étapes : premièrement, l’utilisateur saisit volontairement son numéro de mobile ; deuxièmement, il reçoit un code de vérification et le saisit pour confirmer. L’intégralité des enregistrements (horodatages, adresses IP, codes de vérification) doit être conservée, et les dossiers de consentement doivent être archivés pendant au moins 12 mois. Un consentement unique obtenu par simple case à cocher ne suffit pas pour se défendre lors de contrôles réglementaires. Même si des bases de numéros sont fournies par des clients étrangers amont, l’intégrateur local PCA/Integrador Tecnológico, en tant qu’entité responsable sur le territoire, est tenu de vérifier les justificatifs du Double Opt‑in et ne peut pas reporter la charge de la preuve sur les partenaires étrangers amont.