L’Ofcom, l’autorité britannique de régulation des communications, a opéré un revirement sur la régulation des tarifs de terminaison des SMS A2P : elle abandonne le projet de plafonnement obligatoire des prix pour accepter des engagements volontaires des opérateurs. Face aux risques concurrentiels liés à la hausse des tarifs de gros, le régulateur avait initialement prévu de mettre en place des prix plafonds contraignants. Sous l’effet du développement des services de messagerie commerciale alternatifs et des concessions des opérateurs, il renonce à la réglementation contraignante au profit d’engagements volontaires du secteur, tout en conservant le pouvoir d’intervenir sur le marché à l’avenir.
En janvier 2025, l’Ofcom a lancé une revue du marché des services de terminaison SMS A2P. Elle a constaté que les opérateurs mobiles détenaient un pouvoir de marché significatif sur ce marché et a proposé un plafond tarifaire de 1,96 penny par message afin d’encadrer les tarifs de gros facturés aux agrégateurs SMS. Ce dispositif devait s’appliquer jusqu’à la fin de 2028 et une consultation publique a été ouverte, au cours de laquelle de nombreuses associations professionnelles, agrégateurs et opérateurs ont transmis leurs observations.
Par la suite, la concurrence s’est renforcée avec des services alternatifs comme WhatsApp Business et RCS, et certains expéditeurs professionnels ont commencé à basculer vers d’autres canaux de messagerie. En octobre 2025, quatre grands opérateurs, BT/EE, Sky, Virgin Media O2 et VodafoneThree, ont déposé des engagements tarifaires volontaires couvrant plus de 90 % du marché de gros des SMS A2P au Royaume-Uni. L’Ofcom a officiellement accepté ces engagements le 31 octobre 2025, clôturé la revue de marché et abandonné le projet de plafond obligatoire. Les engagements sont valables jusqu’au 31 décembre 2028.
Les engagements volontaires prévoient que les opérateurs ne peuvent ajuster leurs tarifs qu’une fois tous les 12 mois au maximum, avec un préavis d’au moins 60 jours adressé à l’Ofcom. Les données publiques montrent que les tarifs de terminaison effectifs se situent entre 2,00 et 2,80 pence par message, supérieurs au plafond initialement envisagé. L’Ofcom précise qu’elle surveillera en permanence le marché et pourra reprendre une intervention réglementaire à tout moment si des problèmes de concurrence réapparaissent.
