Le Chili met en œuvre l’enregistrement d’identité obligatoire pour les numéros mobiles prépayés

Le Chili a officiellement mis en vigueur l’enregistrement d’identité obligatoire pour les numéros mobiles prépayés le 20 août 2026. Conformément à la Loi générale des télécommunications, les lignes prépayées nouvelles et existantes doivent être rattachées à une identité utilisateur afin de supprimer l’anonymat des numéros et lutter contre la fraude télécom. La mesure est déployée de manière progressive : les numéros non enregistrés après échéance subissent une restriction sur les recharges, sans coupure immédiate du service.

D’après les statistiques du premier trimestre 2026 de la Subtel (Sous‑secrétariat aux télécommunications), le Chili compte environ 4,425 millions d’abonnés prépayés, soit 19 % du parc mobile national total. Les opérateurs doivent conserver les données nominatives : nom complet, adresse de résidence, carte d’identité ou passeport. L’enregistrement s’effectue en ligne ou en point d’accueil physique. Les moyens de vérification incluent empreinte digitale, reconnaissance faciale, questions de sécurité, authentification à deux facteurs et signature électronique avancée. Les processus réutilisent les systèmes existants pour la portabilité des numéros et le remplacement de cartes SIM.

Les nouvelles cartes SIM prépayées ne peuvent pas être activées sans validation d’identité. Les lignes prépayées déjà actives ne nécessitent pas d’enregistrement immédiat ; l’obligation se déclenche lors des opérations opérateur‑dépendantes comme une recharge ou l’achat d’un forfait données. Après réception de la notification, l’utilisateur dispose de 10 jours calendaires pour finaliser la vérification. Les numéros non conformes à l’échéance sont bloqués aux nouvelles recharges ; le solde et les services souscrits restent valides.

L’association professionnelle Chile Telcos regroupant ClaroVTR, Entel, Movistar et d’autres opérateurs indique travailler à la simplification des procédures. Les opérateurs assurent la validation d’identité et la conservation des données personnelles. Ces informations ne sont utilisées que pour l’enregistrement réglementaire et ne peuvent pas être détournées. Ce dispositif supprime l’anonymat administratif des lignes et fournit des éléments pour retracer les communications frauduleuses.