SUBTEL régit les services de communication A2P au Chili en vertu de la Ley 18.168

La Loi générale des télécommunications du Chili (Ley 18.168) est la loi fondamentale de haut niveau du secteur des télécoms. La Sous‑secrétariat aux télécommunications (SUBTEL), rattachée au ministère des Transports et des Télécommunications, en est l’organe d’exécution principal. Par résolutions et circulaires, SUBTEL définit l’ensemble des règles applicables aux SMS A2P de masse, aux appels sortants automatisés et à la voix de trunk wholesale, portant sur la planification de numérotation, la conformité des envois, les qualifications des canaux opérateurs et l’interconnexion SMPP wholesale.

La Ley 18.168 distingue quatre catégories de services de télécommunications : services de réception de radiodiffusion, services publics de télécommunications, services restreints de télécommunications et services intermédiaires de télécommunications. Les services SMS et voix de trunk exploités par opérateurs mobiles et agrégateurs A2P relèvent des services publics et des services intermédiaires de télécommunications. L’exercice de ces activités impose de détenir une concession ou une licence délivrée par SUBTEL. La loi a connu de multiples révisions, dont certaines dispositions entrent en vigueur à date différée. SUBTEL précise la réglementation par des résolutions Exenta officielles. La célèbre Circular N°575/2025 (règles obligatoires sur les plages 600/809) est une norme opérationnelle adoptée sur cette base juridique.

Pour le déploiement des services A2P, SUBTEL supervise les droits d’exploitation wholesale des ports SMPP des quatre opérateurs mobiles chiliens : Entel, Movistar, Claro et WOM. Elle impose aux agrégateurs locaux A2P tels que NVIA et i‑ED Chile des obligations d’agrément, d’attribution de plages de numéros, d’isolation des liens et de conservation locale des journaux de communication. Les plateformes cloud étrangères ne sont pas autorisées à se connecter directement aux passerelles opérateurs ; le trafic doit transiter par des entités chiliennes titulaires d’une licence SUBTEL.

Le texte prévoit un régime de sanctions. SUBTEL peut infliger des amendes de 100 à 10000 UTM, ordonner la fermeture des ports SMPP et révoquer les plages de numéros attribuées. Un dispositif de contrôle inter‑administratif est mis en œuvre en coopération avec SERNAC (protection des consommateurs), ANPD (protection des données) et le TDLC (tribunal de la concurrence).